Lexique

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Le lexique s’étoffera en fonction des articles publiés.

A

Antimatière
L’antimatière est l’ensemble des antiparticules des particules composant la matière classique — celle dont est faite la Terre. Le préfixe « anti- » signifie que l’antimatière est « l’opposée » de la matière.

L’opposition se fait au niveau de la charge électrique : les particules composant l’antimatière ont des charges opposées à celles des particules jouant le même rôle dans la matière. Par exemple, la matière comprend les protons, positifs, et les électrons, négatifs. L’antimatière comprend donc les antiprotons, négatifs, et les antiélectrons (ou positrons), positif. Ce qui n’empêche pas l’existence de particules d’antimatières de charge nulle (par exemple les antineutrons). Il existe pour chaque particule une antiparticule correspondante.

L’antimatière et la matière, quand elles entrent en contact, peuvent s’annihiler mutuellement. Elles sont alors transformées en énergie, suivant la célèbre équation E=mc²

Ascension droite
Coordonnée est-ouest équatoriale qui, avec la déclinaison, décrit la position d’un corps céleste sur le ciel. Correspondant à la longitude sur la Terre, elle se définit par l’angle qu’elle forme avec l’équateur céleste partant du point vernal. Elle est exprimée en heures (0 à 24), minutes et secondes, augmentant dans le sens ouest-est. Se référant à la vitesse de la Terre qui tourne de 360° en 24 heures, on a fixé une seconde d’ascension droite à 15 secondes d’arc. Ainsi, l’ascension droite est de 0 heures au point vernal et, par conséquent, de 12 heures au point opposé, à celui de l’équinoxe d’automne.

B

Boson de Higgs

Le boson de Higgs est une particule prédite par le fameux « modèle standard » de la physique des particules élémentaires. Elle constitue en quelque sorte le chaînon manquant et la pierre d’achoppement de ce modèle. En effet, cette particule est supposée expliquer l’origine de la masse de toutes les particules de l’Univers (y compris elle-même !), mais en dépit de ce rôle fondamental, elle reste encore à découvrir puisque aucune expérience ne l’a pour l’instant observée de façon indiscutable.
Approfondir avec Wikipedia : Boson de Higgs.

C

Comète
Une comète est un petit astre brillant du système solaire, dont l’orbite a généralement la forme d’une ellipse très allongée, et souvent accompagné d’une longue traînée lumineuse due à l’interaction à vitesse élevée entre la comète au voisinage du Soleil et diverses forces émanant du Soleil : vent solaire, pression de radiation et gravitation.

Courbe de lumière
On appelle courbe de lumière l’évolution de la luminosité d’un objet en fonction du temps.

Une courbe de lumière peut être périodique (comme par exemple pour celle d’une binaire à éclipses, ou d’une céphéide), ou apériodique (comme pour celle d’une nova, d’une variable cataclysmique ou d’une supernova). L’étude d’une courbe de lumière permet de mieux connaître les phénomènes physiques qui créent la variation, ou de contraindre fortement les modèles expliquant ces variations. La connaissance de la courbe de lumière d’un objet permet de classifier les phénomènes transitoires tels que les supernovae.

D

Déclinaison : la déclinaison (δ, d ou dec), est avec l’ascension droite une des coordonnées utilisées en coordonnées équatoriales. On l’utilise également en coordonnées horaires. La déclinaison est l’angle mesuré sur un cercle horaire entre un point de la sphère céleste et l’équateur céleste. Elle est l’équivalent de la latitude terrestre projetée sur la sphère céleste. Elle est exprimée en degrés (°), minutes (‘) et secondes ( ») d’arc, positif au nord et négatif au sud de l’équateur céleste.

E

Energie noire / énergie sombre
En cosmologie, l’énergie sombre, ou énergie noire (dark energy en anglais) est une forme d’énergie inconnue en laboratoire emplissant tout l’Univers et dotée d’une pression négative, qui la fait se comporter comme une force gravitationnelle répulsive. L’énergie sombre est indirectement mise en évidence par diverses observations astrophysiques, notamment l’accélération de l’expansion de l’univers.
L’énergie sombre est, en terme de densité d’énergie, la composante majeure de l’univers. Elle représente 65% à 80% de la densité d’énergie totale de l’univers (72 % d’après le site de la NASA). En revanche, sa nature reste à ce jour un mystère. Le terme d’énergie sombre est un terme générique qui englobe tout phénomène physique imitant une forme d’énergie à pression suffisamment négative.

M

Magnitude
La magnitude apparente, en astronomie, mesure la luminosité — depuis la Terre — d’une étoile, d’une planète ou d’un autre objet céleste.
la magnitude absolue d’un objet est la magnitude que verrait un observateur situé à une distance d’exactement 10 parsecs (32,6 années-lumière) de cet objet

O

Orage géomagnétique
Perturbation mondiale du champ magnétique de la terre. Le soleil est régulièrement le siège d’éruptions qui libèrent dans l’espace d’énormes quantités de particules chargées provoquant des fluctuations brusques du champ magnétique terrestre : ce sont ces perturbations que l’on appelle orages magnétiques. D’intensité variable, ils provoquent l’apparition de nombreuses aurores polaires.

P

Parallaxe : La parallaxe est l’angle sous lequel peut être vue depuis un astre une longueur de référence :
pour les astres du système solaire, c’est le rayon de la Terre qui a été choisi ; il s’agit de la parallaxe diurne ;
pour les astres extérieurs au système solaire, la référence est le demi-grand axe de l’orbite terrestre, soit une unité astronomique ; il s’agit de la parallaxe annuelle.

Pulsar
Un pulsar est le nom donné à une étoile à neutrons, tournant très rapidement sur elle-même (période typique de l’ordre de la seconde, voire beaucoup moins pour les pulsars milliseconde) et, émettant un fort rayonnement électromagnétique dans la direction de son axe magnétique. Le nom de pulsar vient de ce que lors de leur découverte, ces objets ont dans un premier temps été interprétés comme étant des étoiles variables sujettes à des pulsations très rapides. Pulsar est l’abréviation de « pulsating radio source ». Cette hypothèse s’est rapidement avérée incorrecte, mais le nom est resté.

Q

Quasar
Quasi-Stellar Radio Source. Une galaxie avec un noyau extrèmement lumineux dépassant en luminosité les autres galaxies des centaines de fois. Les quasars se trouvent à des milliards d’années lumière de nous et sont une marque caractéristique de l’univers quand il était beaucoup plus jeune. Leur source d’énergie est sans doute de la matière tombant sur un trou noir supermassif.

S

Supernova : L’explosion cataclysmique d’une étoile qui peut pendant un temps briller plus vivement qu’une galaxie entière de milliards d’étoiles. Ceci arrive quand une étoile supergéante épuise tout son combustible nucléaire, provoquant ainsi l’effondrement du coeur et le relachement d’une grande quantité d’énergie qui éjecte les couches externes de l’étoile, pour ne laisser qu’une étoile à neutrons ou dans les cas extrèmes un trou noir.

Supersymétrie :
La supersymétrie (abrégé en SuSy) est une symétrie supposée de la physique des particules qui postule une relation profonde entre les particules de spin demi-entier (les fermions) qui constituent la matière et les particules de spin entier (les bosons) véhiculant les interactions. Dans le cadre de la SuSy, chaque fermion est associé à un « superpartenaire » de spin entier, alors que chaque boson est associé à un « super-partenaire » de spin demi-entier.

T

Trou noir : un trou noir est un objet massif dont le champ gravitationnel est si intense qu’il empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. De tels objets n’émettent donc pas de lumière et sont alors noirs. Les trous noirs sont décrits par la théorie de la relativité générale. Ils ne sont pas directement observables, mais plusieurs techniques d’observation indirecte dans différentes longueurs d’onde ont été mises au point et permettent d’étudier les phénomènes qu’ils induisent sur leur environnement. En particulier, la matière qui est happée par un trou noir est chauffée à des températures considérables avant d’être engloutie et émet de ce fait une quantité importante de rayons X. Ainsi, même si un trou noir n’émet pas lui-même de rayonnement, il peut néanmoins être détectable par son action sur son environnement.

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